Le 19 mai est le jour du génocide des Grecs pontiques. Des représentants de la communauté grecque d’Arménie ont rendu hommage à la mémoire de milliers de victimes innocentes du génocide au Mémorial du génocide des Arméniens.
Des prières ont été prononcées par des présents au mémorial, après quoi l'archevêque Eznik Pétrossian a organisé un service funèbre à la mémoire de victimes innocentes.
Les participants ont ensuite visité le Musée-institut du génocide des Arméniens, où s’est tenue l’inauguration d’une exposition organisée avec le soutien des archives du MIGA, dans l’une des salles d’expositions temporaires.
La directrice adjointe du MIGA, Loussiné Abrahamian, a prononcé le discours de bienvenue aux invités :
"Chers invités,
Il me fait plaisir de vous accueillir au Musée-institut du génocide des Arméniens. Chaque année, le 19 mai, nous commémorons avec la communauté grecque d’Arménie les victimes du génocide des Grecs pontiques. Cette année marque le centenaire du génocide. Ce jour-là, il y a 100 ans, les troupes turques à la tête de Mustafa Kemal sont entrées dans la ville de Samsoun et la deuxième vague de massacres des Grecs pontiques a commencé. Ces massacres étaient la continuation du génocide perpétrée contre la population chrétienne en 1915 en Turquie ottomane. Massacres, déportations, confiscation de biens, turquisation forcée et apatridie; des centaines de milliers de Grecs sont devenus victimes du génocide.
Le même destin historique permet aux Arméniens de mieux comprendre les peuples du même destin. Ce qui est arrivé aux Arméniens, aux Grecs et aux Assyriens de l’Empire ottoman au début du XXe siècle n’a pas eu de précédent en termes de portée et de conséquences. Ce crime a laissé des traces non seulement dans l'histoire des Arméniens et des Grecs, mais également dans l'histoire de l'humanité entière. Le centenaire du génocide grec constitue une frontière psychologique entre le passé et le présent, qui doit être considéré comme un élan pour l’unification des forces et un nouveau point de départ dans la lutte pour la reconnaissance internationale du génocide et l’élimination de ses conséquences."
Après avoir pris connaissance de l’exposition, les participants de l’événement ont eu une réunion-discussion avec l'historien Guévork Vardanian, auteur du livre "La population grecque dans l'Empire ottoman et le désastre d’Asie Mineure (1914-1923)". Guévork Vardanian a abordé les problèmes de l'histoire, de la mémoire et de la reconnaissance internationale du génocide grec.
Comme résumé des événements du 100e anniversaire le film documentaire "Pontos. Les grands temps" a été projeté, dédié au génocide des Grecs pontiques, produit par la société grecque "Livemedia". Les événements du centenaire ont été organisés grâce aux efforts de la communauté grecque d'Arménie.
Le crime des Turcs contre 700 000 Grecs vivant à Pontos en 1916-1923 ont fait environ 353 000 victimes, et l’autre partie ont émigré en Grèce, en Arménie et dans d’autres pays.
Le 24 mars, le parlement arménien, a adopté à l’unanimité une déclaration condamnant le génocide des Grecs et des Assyriens en Turquie ottomane. 117 députés ont voté pour à l'unanimité. La Grèce, Chypre et la Suède ont officiellement reconnu et condamné le génocide des Grecs pontiques.